Grèce.
Le passage Grec est dénué d’anecdotes mais pas de bon temps et nous en profitons pour dégourdir nos corps agiles (et aussi un peu argileux du fait de notre régime alimentaire des 15 premiers jours de voyage) à l’aide de sports nautiques et de randonnées à travers les météores.
Nous recouvrons quelques uns de nos « collègues » perdus de vue depuis la Croatie ( les touristes et les campings..) mais dans une arrière saison plus que généreuse côté soleil et douceur.
Après avoir évité tout excès de zèle hellénique, nous traversons le samedi et d’un trait la thessalonie puis l’Est du pays sans y laisser une Thrace.
C’est une fois encore de nuit et avec le retour d’un bruit de ferraille mâchée que nous traversons la frontière qui nous mènera vers le Bosphore et à l’entrée de l’Asie de Moins de 18 ans.
Après un passage de frontière sans vraiment d’histoire nous avançons dans la nuit Turque, aussi douce que ses consoeurs, et nous filons le long d’une côte où zones industrielles et résidentielles se suivent et s’enfilent comme des perles sur un bout de ficelle.
C est au milieu d’un champ et dans une future une zone de rêve d’avenir pour jeunes couples accédant à la propriété que nous campons notre bivouac.
Au matin suivant, c’est dimanche sur l’Aube quand nous partons vers Istanbul avant que Banban ait évité une nouvelle morsure de justesse, de scolopendre cette fois ci…
Istanbul
C’est dans un tonnerre mécanique de roulement aussi grippés qu’un poilu centenaire que nous arrivons à nous infiltrer jusqu’à l’intérieur de la ville aux milles mosquées ( je dix mille dans un mot comme en cent… en tout cas il y en a beaucoup)
La mission est accomplie,mais la CX nous inquiète sérieusement car elle donne l’impression de cracher des bouts de ferraille comme un tuberculeux distribuerait ses glaires..
Nous la laissons au repos dans un garage couvert et nous trouvons un hotel ayant la télé pour se regarder le dernier match de l’équipe de France… Plus tard, nous nous rendrons dans un pub Irlandais voir les Argentins finir de nous offrir un aller simple pour Cardiff à l’aide d’un réalisme rugbystique de 1ere catégorie. A cette occasion nous rencontrons des Français rugbophiles sympas habitant dans le coin à qui nous demandons assistance pour la voiture et le nom du « petit garagiste du coin qui va bien »…
On se retrouvera finalement le lundi en fin
d’après midi dans la concession Citroën après que la moitié du Swiss hotel ( Un 5 et Plus étoiles ) de la place nous ait débrouillé le truc et une consultation de première classe pour la CX au milieu de ses consoeurs bourgeoises...
Et la culture dans tout ça ?!
En effet au-delà d’être une escale technique, nous nous débrouillons pour que l’aspect culturel côtoie au plus prêt notre aventure mécanique à Istanbul et vers le bout de ce voyage sans fin… Nous écumons les cornes du doryphore en visitant des Okapis dans la maison bleue de la Grande Sophie… À moins que nous n’ayons musardé sur les rives de Bosphore et de la corne d’or, visité le palais du Topkapi puis la Mosquée Bleue et Sainte Sophie, je suis un peu perdu au milieu de toute cette culture…
En tout cas, c’est très beau ! et très enrichissant, surtout pour ceux qui ont quelque chose à vendre dans les environs aux milliers de touristes qui s’entrechoquent aux portes du palais !
Si, si, on peut voir dans ces endroits tout ce que le monde des riches envoie de retraités en croisière de vacance. C’est très intéressant, et en se positionnant dans un endroit stratégique, on peut voir tout ce que contiennent les paquebots à quai passer devant le même endroit tout au long de la journée. Étant nous mêmes, passagers d’une croisière au long-court ( Humour !), nous prenons un malin plaisir à participer au grand défilé.
Pendant ce temps, notre « love boat » à nous, celle que l’on aurait pu nommer la « pacifiste princesse » est à Quai au Garage pour subir sa 3e petite opération de chirurgie esthétique.
Coté équipe, Istanbul, c’est aussi la perte d’un membre.
Olivier, après 15 rounds âprement disputés, a décidé d’abandonner le combat et jette l’éponge, se disant rassuré par l’expertise du garage Citroën (qui a, semble t il, annihilé la panne d’un coup d’éponge et de jet d’eau sur le capot…on y reviendra) et confiant en notre avenir. Il nous avoue qu’un mal terrible lui ronge le câble de frein de son dos (la fameuse sciatique) et qu’il préfère abandonner la compétition plutôt que d’être contrôlé positif au Miolastan et autres anti douleurs.
Après une réaction de consternation, puis de lamentation, de condamnation et de compréhension, nous évitons de peu la case fellation pour laisser Olivier échafauder un plan de vol pour regagner ses pénates Meudonrabadaises avec tristesse et dépit.
C’est sur le Perron de l’Hotel que de déchirants adieux ont lieu. C’est juste triste de voir partir un équipier.
Cap à l’Est, encore…
N’écoutant que notre abnégation pour continuer à tracer notre chemin vers l’Orient, ses promesses de douceurs de splendeurs et d’emmerdements, que nous réembarquons à bord de la CX, GG et banban, fidèles capitaines et lieutenants gardant le cap en dépit de la perte du Matelot Olivier…
Objectif Tbillisi pour traverser la Turquie en 4 étapes et atteindre la Georgie lointaine, terre de Rugby où réside l’un de nos espoirs de voir le quart de finale ( probablement voilé de Noir…) opposant la Le XV de France de Rugby à nos amis Kiwis.
Alors que nous enfourchons le Bosphore magnifique à l’aide d’un pont enjambant, notre destin de touriste se mue peut à peu en celui d’aventureux inconscients se dirigeant vers une inconnue de plus en plus grande et parfois sombre au fur à mesure que la nuit tombe et que la boîte 5 vitesse devient 4, alors que nous visions la cote de la Mer Noire pour longer l’élément jusqu’aux confins du pays, autrefois Ottoman.
Cx nous laisse un peu de répit et têtus nous avançons et, une fois la cote trouvée, nous nous cherchons un petit endroit reculé pour trouver bivouac à notre pied. C’est alors que nous nous apprêtons à descendre un chemin escarpé pour installer un camping de nuitée que CX nous fait enfin une véritable scène. Trop c’est trop, elle n’en peu plus, elle ne bougera plus…ni vers l’avant, ni vers l’arrière, elle est là, elle ne bougera plus.Na !
Il fait nuit, Nous décidons donc, pragmatique, d’installer notre camp en bord de route car providence, celle ci est bordée d’une sorte de parking à 5 mètres de l’endroit où la panne termina de prendre sa véritable ampleur.
Nous terminons un frugal repas pour garder le moral : Chorizo Croate, paté de campagne aux noisettes de la Jeanne, Fromage à pâte cuite du cru et soupe renversée (par terre par GG) à ne pas confondre avec l’omelette, remplacée ensuite par des « stéphanois » au curry du meilleur effet. Alors que nous entamions une partie de tavli (backgammon, le jeu national dans toute la region, des Balkans a la Perse) pour savoir qui irait chercher les secours le lendemain, la Gendarmerie locale débarque, l’œil mauvais et la machine gun répétitive au poing.
Après un instant de latence, nous arrivons à leur expliquer en langage des signes amélioré que la boite de vitesse est devenu boite de statu quo et qu’on s’en occupera le lendemain. L’atmosphère se détend après vérification des passeports et la confirmation que nous ne sommes pas des proxénètes Russes recherchés. Ils appellent un garagiste du coin et on se retrouve à minuit attelé à une Renault 19 hémiplégique dont le moteur bat la Chamade (humour Renault, les autres n essayez pas de comprendre) à essayer de poursuivre la route côtière qui monte et qui descend avec 1 tonne 5 de CX au cul.
Après un parcourt éprouvant, mâtiné de notre coté par de nombreuse d’hypothèses quant à des lendemains plus ou moins chantants, nous sommes heureux d’arriver en pleine nuit dans le Broadway de la mécanique, sur l’Hollywood boulevard de la mamaille et de la carcasse, dans le temple de la bidouille de compétition…Bref, on est chez nous !
Nous établissons notre camp pour la nuit devant la salle d’opération et dressons un petit autel éclairé de cierges en l’honneur de Saint Barnabé, le saint patron des voyageurs égarés. Autour de nous, les chiens errants hululent et que les oiseaux de nuit hurlent à la mort alors que la nuit continue de noircir notre destin !
L’opération
Alors que le Chef du Garage arrive, Nous ne sommes prêt que pour une petite consultation que nous espérons sous forme de réglage de tringles d’embrayage…voir d’un petit check up général de transmission…
Après une première approche, le docteur foldingue, en charge de la consultation, nous informe que seule une opération à cœur ouvert pourra nous permettre de faire le point et de savoir si la CX pourra récupérer la mobilité de les membres antérieurs et de son train avant.
Pendant plus de deux heures, c’est un GG angoissé mais souriant et confiant dans la médecine et un Banban insouciant continuant à travailler son Espagnol qui assiste à un premier désossage.
Vient alors un premier diagnostic qui n’est pas encourageant… L’homéopatie pratiquée jusqu’à maintenant n’a eu que peu d’effet, il va falloir opérer à cœur ouvert, peut être même devrons nous avoir recourt à une transplantation de boîte de vitesse. Le manque de moelle et de blogules dans les pignons d’articulation serait à l’origine de lésions grave et irrémédiables pour la transmission motrice.
GG reste fort et continue de brûler son stock de cartouches d’optimisme mais est sceptique quant à la présence d’un donneur compatible dans un rayon proche.
Banban comprend que la situation est grave, et se met derechef au Turc : Combien de temps, de sous, où, « moi pas être lapin de 6 semaines » sont des notions à bien maîtriser rapidement pour éviter tout mouvement dérapant.
Le Docteur semble bon et sincère, la pièce semble chère, l’addition s’annonce sévère… La providence voudrait qu’une CX du même accabit soit présente dans la casse à coté du garage… mais là, il ne faut pas pousser mémé dans les orties ( déjà qu’elle a eu un accident en Albanie) et Banban doit aller à Ankara chercher la boite…
Bref, mes chers petits, mieux qu’Urgence, 24 heures et Prison break et la loi des séries réunies, nous sommes à l’heure même pris au piège du récit qui si vous êtes arrivé jusque là… il vous faudra attendre encore un peu pour connaître un dénouement que nous même avons du mal à envisager… à suivre
Pour faire un don et aider à sauver la CX et son équipage entre la vie et la mort et sous respiration artificielle dans un garage sordide d’une banlieue de ville dont on ne connaît pas le nom…
Si vous connaissez un donateur potentiel (CX moteur diesel 2 ,5 litre 1984… ) n’hésitez pas à nous contacter et à recréer la chaîne de l’espoir !
Appelez le 00336 190738 20 où envoyer un SMS au 00336 76 62 92 92…
ça servira pas à grand chose mais ça prouvera que vous êtes arrivés jusque là ! le beco et à bientôt.
Rajoutıs (GG) : Le post cı-dessus a ete ecrıt par Banban hıer, pendant que votre servıteur etaıt partı avec le garagıste a la recherche de la pıece de rechange ımprobable.
Les roles sont aujourd huı ınverses : Banban repartı a la recherche d une pıece de moıns en moıns probable, je suıs venu le mettre en lıgne avec la cle USB, et par la meme occasıon rajouter les dernıers developpements.
Mıssıon ratee hıer donc, la pıece est ıntrouvable malgre les 170 km (avales en a peıne plus d une heure...) effectues dans tous les 'garaj' des vılles envıronnantes.
Nous avons etablı notre camp de base au garage, squattant le vestıaıre du personnel pour la (ou plutot les, on en est deja a 2 et c est peut etre pas fını) nuıt.
Nous restons stoıques dans l adversıte, malgre la faıble probabılıte de chances de poursuıvre notre voyage. C est par un cassoulet des famılles, arrose d un Aloxe Corton 90, que nous montrons a la Fatalıte notre determınatıon a plutot croıre en la Provıdence.
Faut dıre que cote optımısme, nos nouveaux amıs garagıstes Turcs peuvent nous en remonter : pas decontenances pour 2 sous d avoır perdu un apres mıdı pour rıen, leur plan B n est rıen de moıns que de partır demaın chercher notre Graal a Ankara, soıt 700 km A/R.
Comme je ne veux pas prıve Banban d un petıt tour de manege, je decıde d un commun accord de luı laısser la place du mort pour ce voyage-cı. C est donc luı quı s y colle, depart a 4h30 avec pour tout bagage une banane (et une Carte Premıer au cas ou...)
Je me suıs rendormı lachement 5 mın. apres son depart, et c est son SMS de 8h30 quı me reveılle : 'pas possıble trouver la pıece. En traın d'essayer de faıre rafıstoler l'ancıenne. Sı on part de la en CX, les Bleus gagnent a Cardıff'
Restant confıant dans les talents de rafıstoleurs des Turcs, c est sans trop de surprıse qu'une heure apres je recoıs le suıvant 'pıece OK, je remonte'.
Voıla voıla... bıen sur ıl reste encore la partıe remontage complet de la bete... ıl reste aussı a ce que la Fıat 128 ne s'envoıe pas en l'aır sur le voyage retour. Compte tenu de leur conduıte, le second terme de l'equatıon est sans doute plus aleatoıre que le premıer ! Enfın, Inch Allah.
Cecı dıt, ıl sembleraıt que nos cıerges a St Barnabe et St Bernard (Laporte) ne soıt pas restes sans effets...
Confırmatıon dımanche matın : a cette heure-la nous saurons sı la CX vogue joyeusement a l assaut des routes Georgeo - Armenıennes et sı le petıt poulet bleu a pıcore la fougere argentee...
Le passage Grec est dénué d’anecdotes mais pas de bon temps et nous en profitons pour dégourdir nos corps agiles (et aussi un peu argileux du fait de notre régime alimentaire des 15 premiers jours de voyage) à l’aide de sports nautiques et de randonnées à travers les météores.
Nous recouvrons quelques uns de nos « collègues » perdus de vue depuis la Croatie ( les touristes et les campings..) mais dans une arrière saison plus que généreuse côté soleil et douceur.
Après avoir évité tout excès de zèle hellénique, nous traversons le samedi et d’un trait la thessalonie puis l’Est du pays sans y laisser une Thrace.
C’est une fois encore de nuit et avec le retour d’un bruit de ferraille mâchée que nous traversons la frontière qui nous mènera vers le Bosphore et à l’entrée de l’Asie de Moins de 18 ans.
Après un passage de frontière sans vraiment d’histoire nous avançons dans la nuit Turque, aussi douce que ses consoeurs, et nous filons le long d’une côte où zones industrielles et résidentielles se suivent et s’enfilent comme des perles sur un bout de ficelle.

C est au milieu d’un champ et dans une future une zone de rêve d’avenir pour jeunes couples accédant à la propriété que nous campons notre bivouac.
Au matin suivant, c’est dimanche sur l’Aube quand nous partons vers Istanbul avant que Banban ait évité une nouvelle morsure de justesse, de scolopendre cette fois ci…
Istanbul
C’est dans un tonnerre mécanique de roulement aussi grippés qu’un poilu centenaire que nous arrivons à nous infiltrer jusqu’à l’intérieur de la ville aux milles mosquées ( je dix mille dans un mot comme en cent… en tout cas il y en a beaucoup)
La mission est accomplie,mais la CX nous inquiète sérieusement car elle donne l’impression de cracher des bouts de ferraille comme un tuberculeux distribuerait ses glaires..
Nous la laissons au repos dans un garage couvert et nous trouvons un hotel ayant la télé pour se regarder le dernier match de l’équipe de France… Plus tard, nous nous rendrons dans un pub Irlandais voir les Argentins finir de nous offrir un aller simple pour Cardiff à l’aide d’un réalisme rugbystique de 1ere catégorie. A cette occasion nous rencontrons des Français rugbophiles sympas habitant dans le coin à qui nous demandons assistance pour la voiture et le nom du « petit garagiste du coin qui va bien »…On se retrouvera finalement le lundi en fin
d’après midi dans la concession Citroën après que la moitié du Swiss hotel ( Un 5 et Plus étoiles ) de la place nous ait débrouillé le truc et une consultation de première classe pour la CX au milieu de ses consoeurs bourgeoises...Et la culture dans tout ça ?!
En effet au-delà d’être une escale technique, nous nous débrouillons pour que l’aspect culturel côtoie au plus prêt notre aventure mécanique à Istanbul et vers le bout de ce voyage sans fin… Nous écumons les cornes du doryphore en visitant des Okapis dans la maison bleue de la Grande Sophie… À moins que nous n’ayons musardé sur les rives de Bosphore et de la corne d’or, visité le palais du Topkapi puis la Mosquée Bleue et Sainte Sophie, je suis un peu perdu au milieu de toute cette culture…

En tout cas, c’est très beau ! et très enrichissant, surtout pour ceux qui ont quelque chose à vendre dans les environs aux milliers de touristes qui s’entrechoquent aux portes du palais !
Si, si, on peut voir dans ces endroits tout ce que le monde des riches envoie de retraités en croisière de vacance. C’est très intéressant, et en se positionnant dans un endroit stratégique, on peut voir tout ce que contiennent les paquebots à quai passer devant le même endroit tout au long de la journée. Étant nous mêmes, passagers d’une croisière au long-court ( Humour !), nous prenons un malin plaisir à participer au grand défilé.
Pendant ce temps, notre « love boat » à nous, celle que l’on aurait pu nommer la « pacifiste princesse » est à Quai au Garage pour subir sa 3e petite opération de chirurgie esthétique.
Coté équipe, Istanbul, c’est aussi la perte d’un membre.
Olivier, après 15 rounds âprement disputés, a décidé d’abandonner le combat et jette l’éponge, se disant rassuré par l’expertise du garage Citroën (qui a, semble t il, annihilé la panne d’un coup d’éponge et de jet d’eau sur le capot…on y reviendra) et confiant en notre avenir. Il nous avoue qu’un mal terrible lui ronge le câble de frein de son dos (la fameuse sciatique) et qu’il préfère abandonner la compétition plutôt que d’être contrôlé positif au Miolastan et autres anti douleurs.Après une réaction de consternation, puis de lamentation, de condamnation et de compréhension, nous évitons de peu la case fellation pour laisser Olivier échafauder un plan de vol pour regagner ses pénates Meudonrabadaises avec tristesse et dépit.
C’est sur le Perron de l’Hotel que de déchirants adieux ont lieu. C’est juste triste de voir partir un équipier.

Cap à l’Est, encore…
N’écoutant que notre abnégation pour continuer à tracer notre chemin vers l’Orient, ses promesses de douceurs de splendeurs et d’emmerdements, que nous réembarquons à bord de la CX, GG et banban, fidèles capitaines et lieutenants gardant le cap en dépit de la perte du Matelot Olivier…
Objectif Tbillisi pour traverser la Turquie en 4 étapes et atteindre la Georgie lointaine, terre de Rugby où réside l’un de nos espoirs de voir le quart de finale ( probablement voilé de Noir…) opposant la Le XV de France de Rugby à nos amis Kiwis.

Alors que nous enfourchons le Bosphore magnifique à l’aide d’un pont enjambant, notre destin de touriste se mue peut à peu en celui d’aventureux inconscients se dirigeant vers une inconnue de plus en plus grande et parfois sombre au fur à mesure que la nuit tombe et que la boîte 5 vitesse devient 4, alors que nous visions la cote de la Mer Noire pour longer l’élément jusqu’aux confins du pays, autrefois Ottoman.
Cx nous laisse un peu de répit et têtus nous avançons et, une fois la cote trouvée, nous nous cherchons un petit endroit reculé pour trouver bivouac à notre pied. C’est alors que nous nous apprêtons à descendre un chemin escarpé pour installer un camping de nuitée que CX nous fait enfin une véritable scène. Trop c’est trop, elle n’en peu plus, elle ne bougera plus…ni vers l’avant, ni vers l’arrière, elle est là, elle ne bougera plus.Na !
Il fait nuit, Nous décidons donc, pragmatique, d’installer notre camp en bord de route car providence, celle ci est bordée d’une sorte de parking à 5 mètres de l’endroit où la panne termina de prendre sa véritable ampleur.
Nous terminons un frugal repas pour garder le moral : Chorizo Croate, paté de campagne aux noisettes de la Jeanne, Fromage à pâte cuite du cru et soupe renversée (par terre par GG) à ne pas confondre avec l’omelette, remplacée ensuite par des « stéphanois » au curry du meilleur effet. Alors que nous entamions une partie de tavli (backgammon, le jeu national dans toute la region, des Balkans a la Perse) pour savoir qui irait chercher les secours le lendemain, la Gendarmerie locale débarque, l’œil mauvais et la machine gun répétitive au poing.
Après un instant de latence, nous arrivons à leur expliquer en langage des signes amélioré que la boite de vitesse est devenu boite de statu quo et qu’on s’en occupera le lendemain. L’atmosphère se détend après vérification des passeports et la confirmation que nous ne sommes pas des proxénètes Russes recherchés. Ils appellent un garagiste du coin et on se retrouve à minuit attelé à une Renault 19 hémiplégique dont le moteur bat la Chamade (humour Renault, les autres n essayez pas de comprendre) à essayer de poursuivre la route côtière qui monte et qui descend avec 1 tonne 5 de CX au cul.Après un parcourt éprouvant, mâtiné de notre coté par de nombreuse d’hypothèses quant à des lendemains plus ou moins chantants, nous sommes heureux d’arriver en pleine nuit dans le Broadway de la mécanique, sur l’Hollywood boulevard de la mamaille et de la carcasse, dans le temple de la bidouille de compétition…Bref, on est chez nous !

Nous établissons notre camp pour la nuit devant la salle d’opération et dressons un petit autel éclairé de cierges en l’honneur de Saint Barnabé, le saint patron des voyageurs égarés. Autour de nous, les chiens errants hululent et que les oiseaux de nuit hurlent à la mort alors que la nuit continue de noircir notre destin !
L’opération
Alors que le Chef du Garage arrive, Nous ne sommes prêt que pour une petite consultation que nous espérons sous forme de réglage de tringles d’embrayage…voir d’un petit check up général de transmission…
Après une première approche, le docteur foldingue, en charge de la consultation, nous informe que seule une opération à cœur ouvert pourra nous permettre de faire le point et de savoir si la CX pourra récupérer la mobilité de les membres antérieurs et de son train avant.

Pendant plus de deux heures, c’est un GG angoissé mais souriant et confiant dans la médecine et un Banban insouciant continuant à travailler son Espagnol qui assiste à un premier désossage.
Vient alors un premier diagnostic qui n’est pas encourageant… L’homéopatie pratiquée jusqu’à maintenant n’a eu que peu d’effet, il va falloir opérer à cœur ouvert, peut être même devrons nous avoir recourt à une transplantation de boîte de vitesse. Le manque de moelle et de blogules dans les pignons d’articulation serait à l’origine de lésions grave et irrémédiables pour la transmission motrice.
GG reste fort et continue de brûler son stock de cartouches d’optimisme mais est sceptique quant à la présence d’un donneur compatible dans un rayon proche.
Banban comprend que la situation est grave, et se met derechef au Turc : Combien de temps, de sous, où, « moi pas être lapin de 6 semaines » sont des notions à bien maîtriser rapidement pour éviter tout mouvement dérapant.
Le Docteur semble bon et sincère, la pièce semble chère, l’addition s’annonce sévère… La providence voudrait qu’une CX du même accabit soit présente dans la casse à coté du garage… mais là, il ne faut pas pousser mémé dans les orties ( déjà qu’elle a eu un accident en Albanie) et Banban doit aller à Ankara chercher la boite…
Bref, mes chers petits, mieux qu’Urgence, 24 heures et Prison break et la loi des séries réunies, nous sommes à l’heure même pris au piège du récit qui si vous êtes arrivé jusque là… il vous faudra attendre encore un peu pour connaître un dénouement que nous même avons du mal à envisager… à suivre
Pour faire un don et aider à sauver la CX et son équipage entre la vie et la mort et sous respiration artificielle dans un garage sordide d’une banlieue de ville dont on ne connaît pas le nom…
Si vous connaissez un donateur potentiel (CX moteur diesel 2 ,5 litre 1984… ) n’hésitez pas à nous contacter et à recréer la chaîne de l’espoir !
Appelez le 00336 190738 20 où envoyer un SMS au 00336 76 62 92 92…
ça servira pas à grand chose mais ça prouvera que vous êtes arrivés jusque là ! le beco et à bientôt.
Rajoutıs (GG) : Le post cı-dessus a ete ecrıt par Banban hıer, pendant que votre servıteur etaıt partı avec le garagıste a la recherche de la pıece de rechange ımprobable.
Les roles sont aujourd huı ınverses : Banban repartı a la recherche d une pıece de moıns en moıns probable, je suıs venu le mettre en lıgne avec la cle USB, et par la meme occasıon rajouter les dernıers developpements.
Mıssıon ratee hıer donc, la pıece est ıntrouvable malgre les 170 km (avales en a peıne plus d une heure...) effectues dans tous les 'garaj' des vılles envıronnantes.
Nous avons etablı notre camp de base au garage, squattant le vestıaıre du personnel pour la (ou plutot les, on en est deja a 2 et c est peut etre pas fını) nuıt.

Nous restons stoıques dans l adversıte, malgre la faıble probabılıte de chances de poursuıvre notre voyage. C est par un cassoulet des famılles, arrose d un Aloxe Corton 90, que nous montrons a la Fatalıte notre determınatıon a plutot croıre en la Provıdence.
Faut dıre que cote optımısme, nos nouveaux amıs garagıstes Turcs peuvent nous en remonter : pas decontenances pour 2 sous d avoır perdu un apres mıdı pour rıen, leur plan B n est rıen de moıns que de partır demaın chercher notre Graal a Ankara, soıt 700 km A/R.
Comme je ne veux pas prıve Banban d un petıt tour de manege, je decıde d un commun accord de luı laısser la place du mort pour ce voyage-cı. C est donc luı quı s y colle, depart a 4h30 avec pour tout bagage une banane (et une Carte Premıer au cas ou...)
Je me suıs rendormı lachement 5 mın. apres son depart, et c est son SMS de 8h30 quı me reveılle : 'pas possıble trouver la pıece. En traın d'essayer de faıre rafıstoler l'ancıenne. Sı on part de la en CX, les Bleus gagnent a Cardıff'
Restant confıant dans les talents de rafıstoleurs des Turcs, c est sans trop de surprıse qu'une heure apres je recoıs le suıvant 'pıece OK, je remonte'.
Voıla voıla... bıen sur ıl reste encore la partıe remontage complet de la bete... ıl reste aussı a ce que la Fıat 128 ne s'envoıe pas en l'aır sur le voyage retour. Compte tenu de leur conduıte, le second terme de l'equatıon est sans doute plus aleatoıre que le premıer ! Enfın, Inch Allah.
Cecı dıt, ıl sembleraıt que nos cıerges a St Barnabe et St Bernard (Laporte) ne soıt pas restes sans effets...
Confırmatıon dımanche matın : a cette heure-la nous saurons sı la CX vogue joyeusement a l assaut des routes Georgeo - Armenıennes et sı le petıt poulet bleu a pıcore la fougere argentee...

4 commentaires:
Salut à tous, je propose l'organisation d'un CXthon !
Gérard Holz est partant etn'oublier le principal : " Il faut PARTICPER "
Bises à vous 2 et bon courage.
Seb Mayer
avec les photos c'est bcp mieux en effet ! on se rend bien compte de la beauté du pays (et de ses garages...)
si on a envie de partir camper à notre tour, il faudra pas qu'on oublie de vous demander vos adresses de camping, ca a l'air vraiment trop sympas tous ces petits coins bucoliques ou vous avez planté vos tentes....
MP - touriste de Lyon
coucou les amis, elle ne va pas vous lacher cette CX, on y croit....bises et bon voyage.
femme du deserteur
C'est bon : les bleus ont gagné à Cardiff. Vous devriez pouvoir repartir !
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