Mardi 18.
Avancer, reculer, stagner, cliqueter, réparer, rigoler (pas trop mais quand même) visiter, s’installer…Prendre la nationalité slovène pour devenir klug… CX tient de son cliquetis revanchard à fait perdre la boule à l’équipe. Le débat s’immisce,, la controverse s’installe.
En résumé, il tourne autour des options quant à la réparation de la voiture et les propositions les plus folles fusent… Le cliquetis se fait claquement puis vraiment clabadoum et rantanplan au démarrage. Inquiétant…
GG propose un détour par Antibes, puis par Brest si on ne trouve pas la pièce là bàs. Olivier pense qu’il faudrait aller brûler une vierge avec du réglisse slovène ( à moins que ce ne soit un cierge dans une église romaine…. Banban entre dans un mutisme méditatif. L’ailette du diaphragme de l’embrayage est cassée (Faîte comme Banban , l’air de comprendre avec un air grave mais un brin d’optimisme), que vont ils devenir ?
Le trio est aux abois, il n’attendait pas la panne si tôt… Mais c’est là que survient l’improbable et que la CX rappelle aux acolytes que si elle a été choisie c’est qu’elle recèle de quelques qualités et ressources… Après la coccinelle de Mexico, la CX de Sarajevo posséderait un don de régénération… `
Passée la frontière Slovène, le bruit disparaît et après l’entrée en Croatie…Plus rien n’y paraît, il semblerait que l’engin ait digéré la pièce, le bruit et la panne… Tout cela devrait réapparaître du côté de la Turquie, mais en attendant, un autre débat est lancé quant au pourquoi de l’allumage du voyant de charge de la batterie…
Entre fatalité et providence, l’équilibre des force du bien contre l’axe du mal mécanique reste précaire... à suivre
Mercredi 19
Et la route dans tout cela, les gens, les paysages tout ça ? L’essence du voyage, la quintescence de l’aventure ?! « c’est bien beau tout cela » se dit le lecteur qui a l’impression de zapper entre turbo et auto-moto à la lecture de ces récits. Mais « what about la quête philosophique » et toutes ces questions périphériques ?
Côté « Trente million d’amis », Banban se fait dès le matin du Mercredi (et après une nuit venteuse) dévorer la moitié du mollet par un Molosse croate de la taille d’un sac à main… mais avec des dents pointues…
Bref Un nouveau nœud se greffe à l’histoire à savoir à quel moment la rage de Banban se déclarera t’elle et quand Banban commencera t-il a mordre ses potes ?
Olivier apparaît sous un jour heureux et tente de « chausser » kiki de son pied vengeur… Mais : « Caramba, encore raté ! » et nous ne pourrons donc ramener le caniche empaillé, tel un trophée de voyage immortalisé et muselé pour l’eternité.
Banban apprécie le geste et on sent bien qu’une amitié sincère et profonde va se nouer entre les deux garçons qui ne se connaissaient pas encore il y a deux semaines.
On ne développera pas ici de commentaires superflux sur la côte Croate et ses beautés… Nous laissons cela à tous ceux qui se sont fait vendre le truc par des affiches de métro et qui reviennent énervés d’avoir été pris dans des embouteillages de camping cars.
L’arrivée à Split se fait avec la réponse à la question de la veille sur le pourquoi de la lumière sur le tableau de bord à l’onglet batterie. Celle-ci agonise. La « mala pata mecanica-electrica» fatale frappe encore !
"Fatalité et providence". La fin de semaine permet une analyse profonde et finaude qui amène GG à jauger de ces paradoxes. Face à la fatalité nous opposons donc une providence ferme et sincère en tentant d’aligner nos bonnes étoiles dans des formes géométriques diverses, alors que l’hymne à la lenteur commence à résonner dans l’habitacle. Qu’il est bon de ne pas être attendu !
Comment juger de la gravité d’une panne électrique lorsque le camping de diagnostique se trouve à 57 mètres de la meilleure boutique de réparateurs d’alternateurs de la côte Adriatique ? providentielle…peut être !
De plus, cette panne permet à Olivier de polisher notre poil d’aventurier auprès de retraités Français en vacances. Il leur explique ainsi, le plus sérieusement du monde, que nous ne sommes « que de passage » en Croatie car sur la route de la Soie ( alors que nous embarquons pour une journée de glandouille scooteriséee sur l’île de Brac) … Et à l’ancien de répondre que ça fait un « sacré détour ! »
C’est vrai qu’on sent bien « l’aventure » dans le cœur des trois apprentis garagistes alors qu’ils prennent le soleil sur la jetée du port de Split en lisant des morceaux de Figaros arrosés d’expresso.
Coupe du monde de Rugby, Deuxième essaiAprès l’échec cuisant de Munich, Nous atteignons Dubrovnic de Bonne heure dans l’espoir de trouver une télévision.
Et là, ô Gloire à l’Unesco pour le restant de son existence d’avoir su si bien restaurer la ville si sérieusement détruite par les guerres Yougoslaves des années 90.
L’afflux de touristes est tel, la culture locale si bien préservée, qu’un Pub Irlandais a ouvert et que celui-ci retransmet le match de rugby… Gloire à la Mondialisation des guerres et des boissons qui nous permet de déguster des Guinness locales en regardants nos Français traîner la patte face à des Irlandais vert pâles. Que c’est beau le tourisme de masse !
Samedi, Cap au sud, Cap à l’aventure, pour de vrai !
La sortie de Croatie se fait bientôt au plus grand soulagement des migrateurs qui sont à deux doigts de se prendre pour un car de retraités Français en vacances néo-culturelles.
Bon, c’est vrai que Banban est en pleine retraite humanitaire et qu’ Olivier grisonne au delà des tempes…mais on se vexerait presque des remarques acerbes, persistantes et persifleuses de GG quant à notre goût prononcé pour le farniente bucolique de la côte Adriatique.
Erland nous prépare donc un plan tip-top aventuture avec la traversé des montagnes noires de nuit, sans phares, menottes aux poings pour le chauffeur, les yeux bandés pour le copilote et un bâillon sur la bouche pour l’arrière-passager… ( J’exagère juste un peu, mais si je ne romance pas , on va finir par se croire à une projection de diapo sur ce blog !).
Bref c’est l’heure de la rédemption et, après avoir lâchement abandonné famille travail et amis, nous nous devons de prouver aux monde entier que nous aussi nous sommes sévèrement burnés et capable de créer cette sueur froide si typique de la crainte, de la peur et de l’angoisse pour nous même et nos antennes lointaines en racontant nos péripéties houleuse et courageuses…
Bref, la nuit tombe sur le Montenegro et la tension monte, le suspens est à son comble, La CX est lancée telle une jument hennissante à l’assaut des contreforts du Massif Balkanique qui s’offre dans sa hauteur et sa noirceur à l’appréhension de notre courage et de notre peur.
Les pneus crissent et frôlent les ravins profonds qui bordent une route si étroite que deux culs de mannequins channel ne s’y croiseraient pas. L’aile gauche de notre terrible engin frôle et caresse la falaise verticale et menaçante qui distille, de temps à autres, pierres et cailloux qu’il nous faut éviter à l’aide d’embardées héroiques. Tin tin tin
Survivrons nous t’ils à ces terrible épreuves ? le boucher Montenegrin nous laissera t’il la vie sauve après sa partie de pêche ? l’héroïque CX parviendra t elle à tenir la route jusqau’à Beirut?
A suivre
Dimanche 23
Le Montenegro, c’est plutôt chouette et pas encore trop pourri d’envahisseurs munis de leurs campings cars. Il n’y a tellement pas de camping qu’après notre folle course nocturne nous nous sommes arrêtés à la sauvage auprès d’une petite rivière sur un petit chemin, une petite place de parking entre suspension et équilibre, entre falaise et gouffre.
Enzo Bracic nous réveille, après être passé pleine bourre au volant de sa fiat 500 sur la route de la pêche à 5 heure du mat.
Olivier est rassuré par les dents en or qui teintent son sourire et par le fait que , malgré son treillis militaire, le garçon a l’air de bonne humeur et content de sa pêche…
Orientation day
Ce qui est marrant à trois, c’est l’heure du concile et de la création de décision collégiale à l’unanimité de l’ensemble de votants-- alors que 33% de la population concernée a le droit de s’abstenir et que le vote blanc n’est pas compté et qu’il est interdit de voter pour S...K. y—.
Bref, c’est après un débat houleux et cornélien que le Kosovo s’impose comme une destination incontournable. Olivier ayant malencontreusement absorbé une dose massive de Kétamine lors de notre pique-nique monténégrin, il ne prend que très peu part au débat. Il ne se rend compte que sur le tard et après notre entrée dans Pristina que nous avons commencé notre échauffement pour le Kurdistan Iraqien et le lointain Afghanistan.
On est bien content de rendre visite à Tarak, sa femme et sa vieille pote Violaine… Le fait que nous ne soyons que les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes visiteurs, alors les filles sont présentes depuis 15 mois dans l’endroit, pourrait paraître inquiétant, cela ne fait qu’améliorer l’accueil que nous recevons.
Nous n’en dirons pas plus pour ne pas inquiéter les grands mères…Mais le Kosovo a cette superbe qualité de nous rendre « unique », pour notre côté touristique « décalé ».
Que c’est chouette ! On a tous rajeuni de 20 ans et la retraite nous semble à nouveau un eldorado lointain, alors que nous étions à deux doigts de souscrire à un plan obsèques à notre sortie de Croatie.
Le passage Kosovar nouus permet de nous ressourcer même si c’est à la lumière des balles traçantes que je finis ces quelques lignes et que je déconne un peu car le Kosovo restera marqué comme notre étapes gastronomique la plus goûteuse ( et aussi la plus grasse) jusqu’à maintenant.
En bref, le Kosovo , c’est bon , Mangez en !.
A suivre